Commerce et attractivité

Au cœur de la politique municipale

Tendance nationale dans les agglomérations de taille moyenne ou de petite taille, les centres-ville perdent un peu de leur vitalité d’antan et nécessitent une vigilance particulière. La municipalité s’engage auprès des clients comme des commerçants à travailler main dans la main pour la revitalisation du commerce sabolien. Pour cela, elle crée un poste de manager de commerce, chef d’orchestre du développement commercial et de l’attractivité de la ville.

Un contexte favorable au développement de la ville et ses commerces

Située au coeur de la vallée de la Sarthe, Sablé présente de nombreux atouts propices à son développement. Elle bénéficie des services d’une ville de taille moyenne assortis d’un cadre de vie privilégié au coeur de la campagne. Ses infrastructures la placent à proximité de Paris, de Nantes et de Rennes. Accessibilité, confort de vie, ses atouts ont été révélés par la crise sanitaire et le développement du télétravail. « La géographie du commerce devrait connaître d’importantes modifications dans les prochaines années » indique Procos, Fédération du commerce spécialisé. «Certaines villes moyennes, proches de métropoles, bénéficient d’une nouvelle attractivité et les flux, la mobilité s’en trouvent fortement modifiés ».

Est-ce que Sablé en bénéficiera ? Les points faibles et forts du commerce sabolien ont été évalués en 2019, dans le cadre du programme Cœur de ville. La municipalité et le réseau de commerçants peuvent s’appuyer sur ces données pour répondre aux attentes d’aujourd’hui. Il conviendra aussi de saisir les nouvelles opportunités qui s’offrent à eux. Les ménages, dont la moitié déplore le manque de lien social lié aux achats dans les commerces depuis le début de la crise (étude Snapchat auprès des français), sont au rendez-vous de la reprise.

Une perte de vitesse ces dernières décennies

Une étude de l’offre commerciale a été réalisée par le cabinet Pivadis dans le cadre du programme “Cœur de ville” et financée par la Banque de territoires. Elle fait état d’une bonne diversité de l’offre sabolienne accompagnée d’une dynamique économique et de créations d’emplois. Elle relève cependant une dispersion géographique des commerces, la vacance de cellules commerciales et un renouvellement fréquent dans certaines rues.

Malgré une aire de chalandise de 25 000 ménages et 8 000 actifs qui viennent travailler chaque jour à Sablé, le linéaire commercial est en perte de vitesse. Seuls 37% des 5 300 ménages de la zone d’influence immédiate* de Sablé effectuent assidûment leurs achats à Sablé.

Questionnés sur leur motivation à fréquenter le centre-ville, les habitants de la zone de chalandise citent les marchés et la balade shopping comme pôle d’attractivité. Parallèlement, la moitié d’entre eux effectue régulièrement des achats sur internet.

Recrutement d’un manager de commerce

Consciente des enjeux et des actions à mener, la ville a recruté un manager du commerce pour l’accompagner. Celui-ci interviendra en véritable chef d’orchestre pour développer et coordonner les projets liés à l’attractivité de la ville. Son rôle : travailler en synergie avec les acteurs publics et privés parties prenantes pour améliorer l’attractivité du territoire. Véritable point central du tissu économique, le manager de commerces fait le lien entre les élus et les acteurs économiques, commerçants, artisans, entrepreneurs. Il anime le réseau de commerçants et propose un accompagnement personnalisé. Il développe un plan d’animations commerciales, valorise et représente le territoire. Il reçoit les porteurs de projets et met en place un plan d’action visant à réduire les vacances des locaux commerciaux.

« J’imagine une ville où les initiatives sont encouragées, où la communication est excellente, où les animations sont coordonnées. Le rôle du manager de commerce, comme celui de chacun des acteurs du territoire, sera crucial dans l’organisation de cette nouvelle dynamique. Nous devons être ouverts à toutes les innovations, tous les projets. Il ne faut rien s’interdire » estime Denis Rocher, adjoint au maire en charge du commerce et des relations avec les entreprises.

En chiffres

45% soit 5700 ménages dans l’environnement immédiat des commerces sont déjà clients

37% soit 5 300 ménages dans la seconde couronne* (zone d’influence proche) sont clients

25% des locaux commerciaux sont inactifs

60% des ménages de la zone d’influence réalisent des achats sur internet, 50% au moins une fois par mois

*Auvers-le-Hamon, Juigné-sur-Sarthe, Solesmes, Souvigné-sur-Sarthe, Saint-Denis d’Anjou, Miré, Asnières-sur-Sarthe, Avoise, Parcé-sur-Sarthe, Vion et Louailles